Le théâtre des opérations pendant la pandémie du de la Covid-19 :..”,

Imaginez une pièce de théâtre à grande ampleur, avec tellement de figurants, que les auteurs doivent improviser au fur et à mesure du déroulement de l’action.

Imaginez, que pour s’assurer de l’entière collaboration des figurants pendant toute la pièce, qu’on leur fasse croire qu’ils sont en fait des acteurs, des acteurs qui doivent porter des costumes. Mais avec autant de figurants…euh, je veux dire d’acteurs, à coordonner, les dialogues et actions doivent rester très simples. En fait, pour économiser sur les efforts logistiques, il a été décidé que les actions seront les mêmes pour chaque acteur.

Souvenez-vous que les acteurs sont en fait des figurants, et qu’il y en a vraiment beaucoup. Souvenez-vous aussi que les auteurs improvisent au fur et à mesure. Ça prends alors des moyens de large diffusions pour s’assurer de communiquer les changements dans le script. Car sans correction dans les actions, les acteurs (les figurants) vont finir par s’en aller de la pièce… euh, je veux dire, la pièce de théâtre deviendra une pièce expérimentale, avec le peu de succès auprès du grand public (comme il se doit).

Certains acteurs sembleront ne pas suivre les directives.. euh, je veux dire, les correction dans le script des talentueux auteurs (ben oui, faut en avoir du courage pour essayer de faire de l’art avec une prémisse aussi minable). Mais c’est arrangé avec le gars des vues tout cela. Ces acteurs se sont en fait portés volontaires pour jouer le rôle des antagonistes…

On doit comprendre ici, que pour attirer un public, que ça soit pour un film, une série télé, ou une pièce de thé6atre, ça prend quelques t6etes d’affiche. Des acteurs professionnels. Le gros du budget des costumes et accessoires iront pour ces acteurs-là, bien évidemment (car les autres acteurs sont en fait des figurants déguisés, oups le jeu de maux… euh, de mots, je voulais dire). Et évidemment, encore, ces acteurs viendront interpeller les acteurs volontaires. Essayant de transgresser les règles de la narration, les auteurs ne donneront pas le rôle de protagonistes aux têtes d’affiche. Ce rôle va en fait aux figurants.Un tel choix de brainstorming avant écriture de la pièce est soit téméraire, ou bien inconscient. On parle ici, dans le milieu des arts, que les auteurs transgressent les règles.

Avec autant de figurants, euh je veux dire d’acteurs, le budget es costumes n’est pas au rendez-vous. Les figurants doivent payer leurs propres costumes, qu’on leur dit. Mais puisqu’on leur dit aussi qu’ils sont des acteurs et que sans eux la pièce risque de faire patate, ils adhèrent à la consigne de payer de leur poches les costumes qu’ils porteront. Sachant la condition précaire de cette aventure improvisée, les auteurs de cette pièce de théâtre ne veulent pas de costumes compliqués et dispendieux. Ils ne veulent pas faire fuir les figurants. Car sans eux, la pièce ferait patate…

Mais puisque les acteurs sont en fait des figurants, ils n’ont pas le droit de dire un mot, pas de dialogues pour eux. Ils ont beau être colonisés, euh, je veux dire, citoyens, ils ne sont pas de vrais artistes. Donc, pas de citoyenneté artistique pour eux. D’ailleurs, la colonie artistique est trop exiguë pour tous les accueillir. Mais pas de trouble dans la narrative, euh, je veux dire le narratif, les acteurs porteront le symbole de leur condition d’engagement pour cette pièce de théâtre : le masque. Dans une nouvelle littéraire, ça se nommerait une chute. Mais ici, c’est juste un plot device. And better yet, this plot device acts (eh!) as a trademark, a symbol to raise the value of our intellectual property. And rememb er, folks, without good IP laws with severer penalties, the artists would be poor and unable to earn a living .

Dans le milieu militaire, cette opération se nommerait une une urgence sanitaire. Mais n’oubliez pas que tout ceci n’est en fait qu’un projet artistique, un divertissement. Il n’y a pas de risque, le gros méchant de cette histoire n’existe pas réellement. Tout ceci n’est qu’une fiction. Le public de la représentation est majeur et vacciné. Ils dormiront bien, ce soir. Comme touts les autres soirs.

Sauf, que…

Les auteurs sont en manque d’inspiration. Ils ne savent pas comment terminer la pièce avec les règles d’engagement qu’ils se sont donnés. Ils ne peuvent pas avorter tous ces efforts sans un bon Deux Ex Machina. Mais ils ne savent même pas comment faire dans l’absurde avec le script tellement les acteurs (figurants) se sont pris au jeu. Alors ils tentent la tragédie grecque. La prémisse de la pièce était la crise sanitaire. La fin de la pièce sera une véritable crise sanitaire…

Car après la zone verte, jaune, orange, rouge et  rouge foncée, il y aura la zone brune.

Bon soulagement, et bravo aux artistes !

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